L’École Supérieure d’Éducation et de Formation d’El Jadida a eu le plaisir le 16 avril 2026 d’accueillir l’atelier intitulé « Quiet Power: Designing Classrooms That Work ».
L’atelier, coordonné par Professeur Zineb El Abboubi et Professeur Adil Youssef Sayeh, s’est imposé comme une réflexion à la fois subtile et profondément transformatrice sur l’art de concevoir des environnements d’apprentissage efficaces, inclusifs et durables. Loin des approches autoritaires ou des modèles bruyants de gestion de classe, cet atelier a mis en lumière la puissance du calme, de l’intention pédagogique et de la structuration réfléchie comme leviers fondamentaux de réussite éducative.
Au cœur des échanges se trouvait une redéfinition de la gestion de classe, envisagée non pas comme un simple ensemble de techniques disciplinaires, mais comme une architecture invisible façonnant les interactions, les comportements et les dynamiques d’apprentissage. Animé par M. Abdelhadi Zakariya et M. Hicham Belefkih, le point a été mis sur le fait qu’un espace d’apprentissage performant ne repose pas sur le contrôle, mais sur la cohérence, la clarté des attentes et la qualité des relations humaines qui s’y déploient.
L’atelier a également exploré le rôle central de l’intelligence émotionnelle dans la pratique enseignante. Être capable de percevoir, comprendre et réguler les émotions, les siennes comme celles des apprenants, apparaît comme une compétence essentielle pour instaurer un climat de confiance propice à l’engagement. Dans cette perspective, l’enseignant est envisagé comme un architecte d’expériences éducatives, capable d’anticiper les besoins, de prévenir les tensions et de transformer les défis en opportunités d’apprentissage.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la dimension stratégique de la conception pédagogique. L’organisation de l’espace, la gestion du temps, la mise en place de routines signifiantes et l’élaboration d’activités engageantes ont été présentées comme autant d’outils permettant de créer des classes où l’ordre émerge naturellement de la structure plutôt que de l’imposition.
Enfin, l’atelier a souligné l’importance d’une posture réflexive chez l’enseignant. Concevoir des « classrooms that work » implique une remise en question continue, une capacité d’adaptation face à la diversité des apprenants et une volonté de s’inscrire dans une dynamique d’amélioration constante. En ce sens, le « quiet power » n’est pas une absence d’action, mais une forme d’action maîtrisée, intentionnelle et profondément humaine.








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